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Mamadou Ibra Kane: « Sans la réduction du mandat en cours, le référendum n’aurait plus aucune pertinence »

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Mamadou Ibra Kane, une fois n’est pas coutume, a exprimé son point de vue personnel sur la réduction du mandat du président de la République. S’exprimant en tant que journaliste et citoyen, Mamadou Ibra Kane a relevé, sur la forme, le décalage de l’heure de l’intervention du chef de l’État qui est passée de 13 à 20 heures.

Sur le fond, le Directeur général du Groupe futurs médias croit que les Sénégalais seront marqués à jamais par deux « wakh wakhet » si le président Sall ne respectait pas son engagement. Pour M. Kane, ne pas s’appliquer la réduction du mandat risque de banaliser davantage la parole du président de la République.

« Le chef de l’État a à choisir entre deux  choses très simples. (…) Il a juste à choisir entre entrer dans l’histoire qui s’écrit en grand H avec une perspective heureuse d’une vie après le pouvoir qui peut le mener au sommet, au plus haut sommet sur la scène internationale et banaliser sa parole de président de la République. Les sénégalais se relèveraient difficilement de deux reniements ou « wakh wakhet » successifs de leur deux derniers présidents Wade et Sall », a dit Mamadou Ibra Kane qui participait au débat du jour sur la Rfm.

Mamadou Ibra Kane dégage 3 conséquences que pourrait engendrer le renoncement du président de la République de soumettre la réduction de son mandat au référendum. Selon le journaliste, « la parole donnée » sera mise à mal; la popularité du président sera impactée et l’organisation d’un référendum ne serait plus pertinente.

« Ce sera difficile à partir de ce moment de convaincre les Sénégalais à croire à la parole donnée dans ce pays. Un renoncement à soumettre la réduction de son mandat à référendum le sortirait de l’axe populaire. Et le référendum n’aurait plus dans ce cas aucune pertinence. La voie parlementaire serait plus simple et moins couteuse pour adopter les réformes préconisées. Quelques modifications sans  grand impact sur le fonctionnement des institutions ne méritent pas, à notre sens, de dépenser des milliards dans un référendum qui risque d’enregistrer un faible taux de participation », a expliqué Kamadou Ibra Kane.

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