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Manifestation au Sénégal :Précision importante sur la médiation

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L’autorité religieuse ne garantit pas la satisfaction de l’ensemble des points de la plateforme de revendication du mouvement M2D contre l’annulation ou la poursuite des manifestations.

Elle propose tout simplement de servir d’intermédiaire entre les manifestants et l’exécutif pour un retour définitif au calme dans le pays.

Ce qui est tout à son honneur en tant qu’autorité morale de premier plan, soucieuse de la cohésion sociale.
Cette procédure entreprise par le Khalife général des mourides par le biais de son émissaire Serigne Bassirou Porokhane auprès des deux protagonistes est typiquement explicitée dans le Coran dans le cadre d’une médiation entre deux conjoints :

إِنْ خِفْتُمْ شِقَاقَ بَيْنِهِمَا فَابْعَثُوا حَكَمًا مِّنْ أَهْلِهِ وَحَكَمًا مِّنْ أَهْلِهَا إِن يُرِيدَا إِصْلَاحًا يُوَفِّقِ اللَّهُ بَيْنَهُمَا ۗ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيمًا خَبِيرً

« Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » (Sourate 3, Verset 35)

Ce qu’il ne faut pas perdre de vue dans ce verset c’est le « Si les deux veulent la réconciliation » qui est la condition sine qua none pour qu’une mediation reussisse.

Il faut que les deux parties soient déjà dans des dispositions de vouloir trouver un accord.
Ce qui nous amène à dire, dans le cas d’espèce qui nous concerne entre le M2D et l’Exécutif, que si les deux parties restent inflexibles et ne lâchent pas du lest sous quelque forme que ce soit, elles devront donc en assumer entièrement les conséquences à elles seules.

En effet, il ne faut pas accepter en tant que mourides, que dans le futur, l’absence d’accord entre les deux parties soit instrumentalisée, par une ou les deux parties en même temps, dans l’opinion publique.

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