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Les membres d’une mission sénégalaise arrêtés par la police gambienne relâchés

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Banjul (Gambie), 19 avr 2016 (AFP) – Quatre membres d’une mission officielle du Sénégal arrêtés samedi par la police gambienne lors d’une mission d’étude sur la gestion des ressources naturelles dans une zone à la frontière entre les deux pays ont été relâchés, a appris mardi l’AFP de sources concordantes.
Il s’agit d’un agent du ministère de l’Environnement, d’un prestataire de services, de leur guide et d’une étudiante camerounaise en stage au ministère.
Ils ont été « arrêtés par les services de police de la Gambie dans l’après-midi du samedi 16 avril, aux alentours du village de Niaming », une zone sénégalaise proche de la Gambie, avait affirmé lundi le ministère dans un communiqué.
« Nous avons relâché les Sénégalais ce soir (mardi) sur ordre de nos supérieurs au quartier général de la police à Banjul », la capitale, a indiqué une source policière à Bansang, dans le centre de la Gambie, en référence aux quatre membres de l’équipe.
« Nous ne les avons donc plus en détention », a ajouté cette source, précisant qu’il leur était reproché d’être entrés en territoire gambien illégalement.
L’information a été confirmée par une source de sécurité sénégalaise jointe par l’AFP à Kolda, deuxième ville de la région de Casamance, qui jouxte la Gambie.
« Nous pouvons confirmer la libération des personnes arrêtées, mais pour l’instant elles se trouvent toujours en Gambie et ne sont pas arrivées en territoire sénégalais », a indiqué cette source.
Le directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, a souligné sur la radio privée RFM que le maire de la commune sénégalaise de Niaming s’était rendu en Gambie pour aller les chercher.
« Ils viennent d’être libérés. Le maire de Niaming est en route pour aller les chercher. Demain, ils rentreront à Dakar Inch’Allah », a déclaré M. Kaba.
L’équipe faisait, selon le ministère, une étude sur les ressources naturelles à Kolda, une des trois régions administratives de Casamance, dotée d’importantes ressources naturelles, dont de nombreuses forêts.
Elle a été arrêtée à l’intérieur du territoire gambien en train de prendre des images de bois coupé et entreposé dans la zone, selon une source de sécurité sénégalaise.
Les autorités sénégalaises reprochent souvent à la Gambie de contribuer à la dégradation des forêts en Casamance, en y favorisant la coupe de bois par ses ressortissants, avec la complicité de commerçants chinois et de populations locales des deux pays.

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