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C »est chose très louable que de voir un citoyen s’ interesser aux problèmes de son pays. M. TOUNKARA ne manque pas de soulever des débats utiles. Qu’il en soit felicité.
Toutefois, l’analyse de certaines questions doivent être précedées d’une exploration de leurs motivations profondes. La motivation première du Magal est le « Thiant ». La communauté Mouride manifeste sa satisfaction à ALLAH, sur recommandation de son guide CHEIKH AHMADOU BAMBA, pour la mission qui l’a mené au Gabon et les bienfaits qu’il en a tirés pour le bien de toute la Ummah. L’economique n’est que contextuel à l’organisation du Magal. Il s’ y est invité. Il ne peut, dès lors, motiver son eventuel report.
Il est vrai que les défis du développement sont là, mais les voies sont bien eloignées de ce que propose M. TOUNKARA. Les 100 milliards evoqués dans l’organisation du Magal ne constituent pas une somme budgetisée et depensée par un seul organe. C’est une estimation des flux financiers afferents au magal. Et ces flux sont tributaires de l’organisation: Pas de magal, pas de 100 milliards.
La voie est dans l’orientation de la DISPOSITION MOURIDE vers le financement participatif qui, ma foi, est bien ancré dans la culture Mouride. Si l’on s’ attarde sur l’appel récent du Khalif, SERIGNE SIDY AL MAKHTAR, à financer la construction de l’université de TOUBA, on y verra une nouvelle orientation des financements de la communauté vers certains fondements du développement économiques.
Pour autant, le lien que vous faites entre le Magal et l’economique n’est pas denué de sens. En effet d’importants flux financiers sortent de la localité pour l’acquition de produits alimentaires et autres services. Ces fonds qui s’évadent de la zone pourraient nous être plus utiles. Avec un système productif local bien structuré, TOUBA pourrait être un grand centre de production, le plus grand atelier Ouest-Africain. L’implantation de la zone industrielle de TOUBA, annoncée sous l’ancien régime, devrait être, aujourd’hui, le fer de lance d’une production industrielle locale organisée autour de petites et moyennes entreprises regroupées en secteur d’activités et bénéficiant, de ce fait, des économies externes d’agglomérations. Les commerçants et autres bailleurs nationaux pourraient, avec l’accompagnement de l’Etat, devenir les principaux investisseur de ce dynamisme industriel si nécessaire pour notre économique. Par là, on pourrait absorber la demande d’emplois et lutter contre l’exode rural qui perdure et impacte négativement l’exploitation des terres.
TOUBA, qui est aujourd’hui le plus grand marché de l’interieur du pays, doit davantage se tourner vers la production. Ce combat ne saurait être mieux porté que par ses enfants qui ne sont que les Talibés et tous autres socieux du devenir du pays.
Mouhamadou Lamine Bara LO
laminebara.lo@gmail.com
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