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Non-respect des accords: Le GCSE met en garde Macky Sall

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Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement (Gcse) a adressé une lettre ouverte au président de la République pour déplorer le faible niveau d’exécution des engagements pris par l’Etat.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Macky Sall, le Grand cadre des syndicats de l’enseignement (Gcse) revient sur 7 points pour alerter le chef de l’Etat sur le faible niveau d’exécution des engagements pris par l’Etat au terme du protocole d’accords. Il s’agit, entre autres, de la validation aux 2/3 avec rappel des années de volontariat, de vacation et de contractualisation, les lenteurs dans la délivrance des actes de la fonction publique, la formation diplômante et le régime indemnitaire.

Les camarades de Mamadou Lamine Dianté ont souligné qu’aucun des 513 enseignants ayant reçu leurs actes de validation n’a pu bénéficier de l’alignement indiciaire à la fin du mois de janvier 2016. Pour ce qui est de la délivrance des actes, de la mise en solde et du paiement des rappels, le Gcse indique que « la direction de la solde n’a payé que 9 rappels en fin septembre et 26 en fin octobre, sur plus de 20.000 enseignants concernés ».

Dans la foulée, le regroupement des syndicats d’enseignants a relevé que « sur 21.678 IA (instituteurs adjoints) le ministère de l’Education nationale n’est en train de former que 3.515, sur une durée probable de 2 ans ».

Quid du régime indemnitaire, le pré-rapport, ont-ils fait savoir, « a été rejeté en bloc par les travailleurs. Ce n’est donc pas cette étude qui va régler le problème. Notre conviction est que, tant que la question de l’indemnité de logement des enseignants n’est pas réglée, nul ne saurait espérer une paix durable dans le système éducatif ».

Revenant sur la Gestion démocratique des personnels enseignants, le Gcse a déploré la « logique de vassalisation des inspecteurs d’académie, aujourd’hui réduits à secourir un ministre plutôt qu’à servir le système éducatif ». Ainsi, ils ont fait savoir que « le Mouvement national de 2015 a été organisé dans des conditions catastrophiques, dans le seul but de décourager les plénipotentiaires des syndicats ».

« Le ministre active quelques thuriféraires d’inspecteurs d’académie pour faire la sale besogne : réaffecter à très grande échelle des enseignants au mois de janvier, en violation du principe de la gestion démocratique », renseigne la lettre ouverte.
Face à ce qu’il appelle de l’insouciance totale de la part du gouvernement, le Gcse a décidé «d’enfourcher à nouveau le cheval de la lutte, en décidant d’observer un plan d’action, en guise d’avertissement au gouvernement ». Mamadou Lamine Dianté et Cie observeront un débrayage mercredi 17 février 2016 à 9h, suivi d’une assemblée générale. En plus de la rétention immédiate des notes, ils ont prévu de faire un arrêt des cours total le jeudi 18 février prochain.

Dans la foulée, le Gcse exige l’audit de la gestion des projets éducatifs du ministère de l’Education nationale (PAMOD, PALME, PAQUET, etc.) ».

Education – MARCHE NATIONALE CE JEUDI : 10 mille enseignants attendus

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (Saes), le Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen et du Secondaire (Cusems) et le Grand Cadre des Syndicats de l’Enseignement (Gcse) organisent une grande marche, ce jeudi 18 février à Dakar. 10 000 enseignants sont attendus dans la rue pour la restauration de la dignité de l’enseignant et le respect des accords signés. Tout en invitant tous les enseignants et amis de l’Ecole à la grande marche, les initiateurs visent, à travers cette manifestation, la restauration de la dignité de l’enseignant et le respect des accords signés. Les enseignants prendront départ à la Faculté des sciences technologies de l’Education et de la Formation (Fastef) à partir de 10 heures, en empruntant l’avenue Bourguiba jusqu’au rond-point Jet d’eau.

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