});












Perception du peuple Sénégalais de la Démocratie et de l’exercice des Libertés démocratiques..

= 3934

L’exploitation de l’Enquête régionale sur « l’Emploi et le Secteur Informel » (ERI-ESI) menée en 2017 dans les Pays de l’UEMOA par une Equipe internationale dans laquelle se trouvait « l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie du Sénégal » (ANSD), dont le Rapport final a été publié en Octobre 2019, permet de se faire une opinion objective de la perception de notre peuple de la Démocratie et des Libertés démocratiques.

C’est ainsi que par rapport au niveau de « Satisfaction de la Démocratie », les Sénégalais âgés de 18 ans et plus, ont répondu positivement, pour 68,1%, dont, 66,8% chez les Hommes, et 69,0% chez les Femmes, et répartis pour 67,5% en milieu rural, 68,6% en milieu urbain, dont 69,8% dans la région de Dakar.

Ainsi s’effondre lamentablement, le mythe d’un Sénégal pays de « Dictature », savamment entretenu par l’opposition, et récemment relayé dans un « Manifeste de 102 Universitaires » du Sénégal !

Ces « 102 universitaires » sont ainsi pris en flagrant délit de perte de toute crédibilité scientifique, attachée à leurs fonctions et titres universitaires, pour avoir pris, à la place de faits résultant d’Etudes en la matière, leur propre ressenti politique partisan, farouchement engagé dans l’opposition, au service de leur leader en maille avec la Justice, suite à une accusation de « viol et de menaces de mort ».

Cette appréciation positive de la Démocratie par les Sénégalais est étayée par leur participation massive lors des deux dernières élections telle qu’il résulte de l’enquête pré citée.

En effet, Ils sont 60% à y avoir participé, dont 63% chez les Hommes et 57,6% chez les Femmes, et répartis à 58,7% en mileu rural, 60,1% en milieu urbain, dont 60,4% dans la région de Dakar.

D’où s’effondre un deuxième mythe d’un électorat dominé par le vote des femmes et des ruraux, traduisant tout le mépris qu’a ce monde politique, envers les Femmes stigmatisées en « bétail électoral », et envers les ruraux, accusés de « vote confrérique ».

Ce faisant, l’on dénie ainsi toute conviction républicaine, et tout sens de civisme, à ces catégories de la population!

Quant à la perception du peuple de l’exercice des libertés démocratiques listées en 9 éléments que sont :
– Respect des Libertés d’expression,
– Respect des libertés de presse (média) ;
– Egalité devant la Loi ;
– De liberté politique (choix de son Parti lors des élections ;
– Elections libres et transparentes ;
– Liberté de voyager ;
– Liberté de religion ;
– Liberté d’association ;
– Absence de discrimination
Les réponses, telles qu’elles ressortent de l’Enquête, sont sans équivoque.
C’est ainsi que le respect de l’exercice de ces libertés démocratiques est apprécié positivement par 54,9% des Sénégalais âgés de 18 ans et plus, répartis en 58,7% chez les ruraux, 51,6% en mileu urbain dont 47,3% dans la Région de Dakar, et 56,7% dans les autres Villes !

L’appréciation dans la région de Dakar, très inférieure à la moyenne des autres villes, s’explique par une plus forte concentration des activités des partis d’opposition dans cette région, qui a marqué négativement l’opinion des populations de cette Collectivité territoriale.

Cette explication est d’autant plus plausible que la proportion de cette population qui apprécie positivement la « Démocratie » est de 69,8%, dépassant largement la moyenne nationale qui est de 68,1% !

Cette contradiction apparente pourrait s’expliquer par l’efficacité relative, grâce à l’occupation plus marquée des médias par l’opposition, pour porter des critiques contre le gouvernement qui sont principalement centrées sur ces question, alors que la proportion des sénégalais membres des Partis Politiques, n’est que 6,4% dans la région de Dakar, légèrement inférieure à la moyenne nationale, qui est de 6,9% !

Cette opinion négative à Dakar n’est donc pas nécessairement partisane, mais assurément fabriquée artificiellement, par les critiques intempestives de l’opposition dans les médias, non efficacement combattues par la Coalition des Partis au pouvoir.

Mais, comme le Sénégal ne se limite pas à Dakar, il serait scientifiquement infondé de prendre leur opinion, si importante soit-elle, pour celle du peuple Sénégalais, au point de déclarer qu’il n’y a pas de liberté démocratique dans le pays, comme l’affirme l’opposition, encore relayée par les « 102 Universitaires » dans leur Manifeste cité plus haut.

Ainsi, une vision étroitement partisane de l’état de la Démocratie et de l’exercice des Libertés démocratiques, a empêché l’opposition d’avoir une lecture objective de la réalité politique du Sénégal ; ce qui ne devrait pas être la « caractéristique » dans le milieu universitaire, où la fonction des Professeurs est de transmettre aux Etudiants leur « savoir », et non leur « ressenti personnel partisan » !

Avec leur Manifeste, les « 102 Universitaires », signataires, perdent ainsi toute légitimité de porter le titre prestigieux « de Professeur d’Université » !

Leur place est désormais dans « l’arène politique », et non plus dans les « facultés et amphithéâtres » !

Il est deslors de la responsabilité des Autorités Universitaires, d’en tirer toutes les conséquences, afin d’éviter que le « Temple du Savoir » que le peuple leur a confié, ne soit transformé en « Ecole de parti politique » destinée à formater l’esprit des étudiants selon l’obédience et/ou l’appartenance politique du Professeur.

Aussi, les véritables Universitaires du Sénégal, devraient, dans une déclaration, ou des déclarations publiques, se démarquer de cette perversion de leur Profession, pour défendre, devant l’opinion nationale et internationale, la dignité, ainsi bafouée, de leur noble vocation de transmission du « savoir » à la jeunesse estudiantine du Sénégal.

Un mutisme de votre part devant une telle forfaiture, ferait perdre à «l’Université républicaine » du Sénégal, tout son sens, et toute sa raison d’être !

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Dakar le 26 février 2021

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :