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Plaidoyer pour la sensibilisation et la prévention contre le cancer au Sénégal

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Plusieurs acteurs de la lutte contre le cancer au Sénégal ont prôné, mercredi à Dakar, la sensibilisation et la prévention, pour réduire les 20.000 nouveaux cas enregistrés chaque année dans le pays.

« Face à la prolifération des cas de cancer, il est nécessaire aujourd’hui de mettre l’accent sur la sensibilisation et la prévention. Celles-ci doivent amener les populations à adopter de bons comportements alimentaires et physiques », a dit Dr Fatma Guénoun, présidente de la ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA).

Elle s’exprimait à l’ouverture d’une conférence organisée dans le cadre de la journée mondiale contre le cancer célébrée cette année sous le thème : »A notre portée ».

Pour le professeur Mamadou Diop, directeur de l’institut de cancer ‘’Marie Curie » de Dakar, au-delà de la sensibilisation et de la prévention aujourd’hui « plus que nécessaires », il faut également une éducation alimentaire des populations car 30% des cas de cancer sont dus à une mauvaise alimentation.

« Pour ce faire, il faut miser sur les femmes sur qui reposent l’alimentation de la famille et l’éducation des enfants qu’on doit inviter à adopter de bons comportements alimentaires », a préconisé le professeur Diop, soulignant que pratiquer 30% d’activités physiques quotidiennes réduisent les risques d’attraper cette maladie.

« La prévention demeure la stratégie de lutte la plus efficiente et permet d’éviter 30% des cas de cancer. Il est également urgent de prendre des mesures permettant la sensibilisation », a dit pour sa part, Moussa Mbaye, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Il a également plaidé pour la lutte contre les facteurs de risque, dont l’inactivité physique, la consommation d’alcool et du tabac qui, à lui seul, est le facteur de risque le plus élevé.

« Compte tenu de la prolifération des cas de cancer, le gouvernement sénégalais a décidé de créer un centre national de référence et des pôles régionaux de prise en charge. Il a aussi décidé d’inscrire les médicaments anticancéreux sur la liste des médicaments dits essentiels », a dit Moussa Mbaye.

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