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Pour une année scolaire apaisée : Les 21 directives du gouvernement.

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Le ministre de la Justice, qui était hier à Rebeuss, a réussi à arrêter la grève de la faim des détenus à travers des assurances qui ont satisfait leurs revendications que sont les longues détentions préventives, la mauvaise alimentation et le surpeuplement carcéral.

Ils ont faim de justice. Les détenus de Rebeuss, qui observaient la diète depuis quelques jours, s’alimentent d’assurances fermes garanties par le ministre de la Justice. Me Sidiki Kaba a débarqué hier en début d’après midi à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss en pompier en compagnie du directeur de l’Administration pénitentiaire, du procureur de la République et de sa Directrice de cabinet. Et sa visite, qui a été réclamée par les résidents de Rebeuss, a réchauffé leurs cœurs saignés par les longues détentions préventives, le surpeuplement carcéral et la mauvaise qualité de l’alimentation.

Il a annoncé que la mise en place des Chambres criminelles, «qui seront permanentes», permettra de réduire les longues détentions. Me Kaba a aussi rappelé que l’Etat a procédé à l’annualisation du recrutement de magistrats pour résorber le gap et permettre l’enrôlement de plusieurs dossiers en souffrance dans les cabinets des juges d’instruction.

L’ex-président de la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh), qui est très connu dans ce monde carcéral, a aussi insisté sur les réformes du Code pénal et du Code de procédure pénale pour calmer la colère des détenus. Car, ils prévoient certains aménagements de peine dans le cadre de délits mineurs comme les travaux d’intérêt général au niveau des collectivités locales.

Par ailleurs, le ministre de la Justice a annoncé la réactivation des libérations conditionnelles qui ont permis à 740 personnes de retrouver leurs familles. En face du ministre, les prisonniers ont montré leur incompréhension du fait «que certains en ont bénéficié alors qu’ils purgeaient les mêmes peines et d’autres sont toujours en détention». Mais, Me Kaba a précisé que tout le monde «n’est pas éligible aux libérations conditionnelles». «Parce que cela dépend des délits», leur a rétorqué le ministre qui a réussi à arracher la fin de leur grève de faim.

Ils espèrent une meilleure nourriture grâce à l’augmentation de leur pension alimentaire quotidienne qui va passer dans le budget à venir de 721 à 1 000 F Cfa. «Cette progression, qui va faire plusieurs millions, va améliorer au moins les conditions d’alimentation, donc des conditions carcérales.

Je pense que ce message a bien été compris et ils attendent que leur procès ait lieu dans les prochains mois», expli­que le Garde des sceaux. Sans ou­blier le projet de construction de nouvelles Mac à Sébikotane et dans les capitales régionales pour désengorger les prisons actuelles pleines à craquer. Et cela a convaincu les détenus.

Le Quotidien

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