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Procès Karim Wade : les avocats de l’Etat dénoncent une ‘’stratégie d’évitement »

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La décision de Karim Wade de ne plus comparaitre devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ‘’n’est rien d’autre qu’une étape de plus dans sa stratégie d’évitement et de tentative de décrédibilisation du procès’’, indiquent les avocats de l’Etat. Karim Wade, qui s’est plaint d’avoir été malmené par des gardes pénitentiaires, a décidé de ne plus se présenter devant la CREI.
 Ses avocats aussi estiment que ‘’les conditions d’un procès équitable ne sont plus respectées’’, si bien qu’ils suspendent leur participation au procès et entendent mener la bataille sur d’autres fronts. ‘’Les Sénégalais et l’opinion internationale attendent du prévenu Karim Meissa Wade qu’il réponde aux témoignages accablants qui l’accusent d’être à la base de la création d’une vingtaine de sociétés incriminées dans l’affaire en cours et crées dans les domaines aéroportuaire, portuaire, financier, immobilier et automobile et dont la plupart sont logées dans des paradis fiscaux’’, écrivent les avocats de l’Etat, dans un communiqué parvenu à l’APS. Ils rappellent que Karim Wade ‘’est poursuivi pour corruption et enrichissement illicite, maux que la communauté internationale considère comme une menace à la stabilité et la sécurité des sociétés qui sapent les institutions et les valeurs démocratiques, les valeurs éthiques et la justice tout en compromettant le développement durable et l’Etat de droit’’.
 Pour eux, ‘’le dessein est clair : si au départ le prévenu Karim Meissa Wade comme il le prétend, était convaincu que +le verdict est déjà écrit+, pourquoi il aura attendu plus de cinq mois pour boycotter l’audience ? Certainement il s’est rendu compte que l’on ne peut sécher la mer avec des éponges’’.  »La vérité est la fille du temps et elle finira par éclater au grand jour et le droit dit’’, soutiennent les avocats de l’Etat, soulignant que la défense de M. Wade, ‘’consciente de la possibilité de provoquer le président (de la CREI) n’a eu cesse de créer des incidents allant jusqu’à arracher la parole à ce dernier qui s’est évertué à veiller au respect de l’égalité des armes entre les parties’’. Ils rappellent que la police d’audience ‘’relève exclusivement’’ des prérogatives du président de la Cour, ajoutant que l’incident regrettable ayant entraîné l’expulsion de Me El Hadj Amadou Sall ‘’a été finalement réglée par le bâtonnier de l’Ordre des avocats qui a obtenu de la Cour qu’elle accepte que l’avocat puisse revenir à l’audience’’. D’ailleurs, soulignent-ils, le mardi 20 janvier 2015, l’avocat concerné était présent à l’audience et en robe’’, ce qui veut dire, selon eux, que ‘’l’incident était bien clos’’

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