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Protocole d’accord entre le Saes et l’État: Le milieu socioprofessionnel dépouillé.

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Après la réunion plénière de négociations entre le gouvernement et le syndicat des enseignants du supérieur vendredi dernier, un protocole d’accord a été signé hier. Les universitaires accaparent le nouveau Conseil d’administration. Ce qui constitue un premier pas vers la pacification des relations heurtées entre le SAES et la tutelle de l’enseignement supérieur.

La situation se décante sur le front universitaire. Le bras de fer qui opposait le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES), est en voie de connaitre une issue heureuse. Les points d’achoppement sur la Loi cadre des universités ont fait l’objet de négociations hier au ministère du Travail. Ainsi sur les 22 articles que compte la Loi-cadre, 13 amendements ont été émis par le syndicat d’enseignement et un accord a pu être trouvé sur 12 points par la commission technique paritaire.

La composition du Conseil d’administration des universités, qui constituait la principale pomme de discorde, a été retouchée. Le milieu socioéconomique se retrouve ainsi avec trois chefs d’entreprise alors que dans le premier projet de loi, il occupait 50% du Conseil, soit dix représentants. Le cadre universitaire se taille la part du lion avec 13 membres dont quatre choisis par et parmi les enseignants chercheurs de la catégorie A ; trois par et parmi ceux de catégorie B ; trois par et parmi les étudiants ; trois par et parmi les personnels administratif technique et de service (PATS), en plus du recteur.

Les autres sont un représentant de l’Assemblée nationale ; un des Collectivités locales ; et un de l’Association des parents d’étudiants. ‘‘ C’est un très bon accord. Il n’y a ni gagnants, ni perdants mais des positions concertées, consensuelles. Nous avons créé les conditions pour un climat social apaisé. Les solutions montrent que c’est par le dialogue et la concertation que nous pouvons y arriver’’, a déclaré le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles, et des Relations avec les Institutions, Mansour Sy.

Seydi Ababacar Ndiaye : ‘’Je suis fier’’

La révision du très controversé article 8 propose également que les chefs d’entreprise soient désignés sous le vocable de ‘’milieu socioprofessionnel’’ et les enseignants sous celui de ‘’représentants des PER’. Toujours est-il que, le secrétaire général du SAES, Seydi Ababacar Ndiaye, s‘est félicité de la signature de ce protocole qui marque l’aboutissement d’une lutte de 7 mois. ‘‘ Je suis extrêmement fier des membres du bureau national, tout le monde est resté discipliné. Je suis fier avec un gouvernement ouvert qui a compris qu’il vaut mieux des positions consensuelles. Il nous faut quelque chose de durable c’est ce qui est le plus important’’, a-t-il déclaré.

Pour la continuité du dialogue entre les acteurs sociaux, le professeur Iba Der Thiam, membre de la délégation parlementaire venue assister à la signature du protocole, espère que ‘’ cet accord soit celui qui va installer de façon définitive l’université sénégalaise dans la voie de la stabilité, du progrès continu, de l’entente de la concertation. Les contacts qui sont établis ne doivent plus être rompus’’, a-t-il plaidé. La rencontre d’hier s’est tenue en présence de quatre ministres (Mansour Sy, Mary Teuw Niane, Amadou Ba et Viviane Laure Bampassy), de la délégation du SAES accompagné de Mademba Sock de l’UNSAS, ainsi que d’une équipe de députés conduite par Moustapha Diakhaté, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar.

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