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Référendum et taux de croissance : Gackou sort ses coups

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Le président du Grand parti estime que si Macky Sall hésite à réduire son mandat et à tenir la Présidentielle en 2017, c’est parce qu’il sait qu’il sera battu.

El Hadji Malick Gackou, qui inaugurait sa permanence nationale, a par ailleurs critiqué le chiffre de 6,4% brandi par le gouvernement qu’il assimile à «un taux de croissance des malheurs des Sénégalais».

El Hadji Malick Gackou n‘a pas été tendre, hier, à l’endroit du régime de Macky Sall.

Lors de l’inauguration de la permanence nationale du Grand parti (Gp) à Yoff, dans les anciens locaux du journal Direct Info, il a lâché une phrase aux allures d’un défi.

«Si le président de la République hésite à réduire son mandat de 7 à 5 ans, c’est qu’il sait qu’il va être battu si l’élection présidentielle a lieu en 2017», a-t-il dit. Gackou d’ajouter : «De quoi a-t-on peur ?

Nous devons aller aux élections et que le meilleur gagne. Quand on fait des promesses à son peuple, on est tenu de les respecter.

C’est la raison pour laquelle le président de la République n’a besoin de l’avis de personne.

Ce dont il a besoin, c’est de respecter sa parole.»

Le leader du Gp fait allusion à la sortie du conseiller juridique du Président, Ismaïla Madior Fall, qui affirme que le chef de l’Etat est obligé de se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel, quel qu’il soit. En tous les cas, Gackou avertit que sa formation va contraindre Macky Sall à respecter sa parole «si toutefois il s’aventure à ne pas réduire son mandat de 7 à 5 ans». Il estime, en outre, que «le Peuple sénégalais sera obligé de faire respecter la parole du Président», espérant «qu’on en arrivera pas là».

«Nous ne voulons pas d’un taux de croissance saf safal»
L’ancien numéro 2 de l’Alliance des forces de progrès (Afp) dit être prêt à «déloger Macky Sall du Palais présidentiel».

Selon lui, le régime de Macky Sall a «échoué sur toute la ligne» et «tente de masquer ses insuffisances derrière un taux de croissance de 6,4%» qu’il qualifie de «fantaisiste».

En effet, explique le président du Gp, «ce taux ne représente rien», rappelant que «le Mali qui est en guerre a atteint un taux de croissance de 5,4%, la Côte d’ivoire, sortie de la guerre, affiche une croissance de 10%».

Devant des militants portant des pancartes à son effigie, Gackou raille ainsi le gouvernement : «Nous ne voulons pas d’un taux de croissance saf safal (assaisonné en Wolof), qui augmente la pauvreté des Sénégalais.

Et le Pse ne mènera nulle part le Sénégal. Les institutions de Bretton Woods l’ont démenti. Cette croissance, c’est l’augmentation du taux de malheur des Sénégalais.»

A noter que bien que disposant d’un bureau à la permanence nationale, Mata Sy Diallo, qui a rejoint le Grand parti, a brillé par son absence hier à ce qui ressemblait à un test de popularité.

Le Quotidien

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