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Renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale : Les scénarii dans les coulisses

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Le groupe parlementaire du Pds sera l’attraction de la session du 13 octobre. L’opposition risque ainsi de perdre son seul contrepoids face à la forteresse Bby, si Fada et Cie subissent les représailles de leur fronde. Déjà, dans les coulisses, il y aurait des surprises avec un probable «groupe fort» de l’opposition sans les «réformateurs». Rewmi, de son côté, tentera un énième groupe, mais n’exclut pas de s’allier avec le Pds, Bokk gis gis, Baldé, Decroix, Fsd/Bj, en front en gestation, pour faire face à la majorité.

Le suspense du quinquennat a été tué et Moustapha Niasse a survécu aux coups de Jarnac des Apéristes qui avaient prévu de lui signer un Cdd presque illimité. Il fera donc les deux autres mandats sans peine avec la loi abrogeant celle dite de «Sada Ndiaye».

C’était un des grands rendez-vous du renouvellement du Bureau de l’Assemblée depuis le début de la 12ème Législature. Il y avait aussi le supplice de Rewmi qui, comme un éternel recommencement, a vainement tenté de constituer son propre groupe parlementaire depuis son départ de la majorité présidentielle, et du groupe Benno bokk yaakaar (Bby).

Quelle recette pour Rewmi ? Alors, quelle recette Idrissa Seck sortira encore pour peser face à un hyper groupe parlementaire qui ne veut rien lui laisser, encore moins subir le contrepoids d’autres groupes. Ce n’est pas pour rien que le nombre de députés devant constituer un groupe a été rallongé à 15 au lieu de 10.

Aujourd’hui, Rewmi a encore peu de chance de voir son groupe naître puisque les départs de Omar Sarr, de Cheikh Tidiane Diouf, de Madjiguène Fall et de Mariama Diallo lui rendent la tâche plus difficile. Il était en effet plus facile de compléter un groupe de 10 avec sept députés que de le faire aujourd’hui. Alors, quelle scénario pour Rewmi ?

Il se susurre que cette fois-ci, les hommes du président du Conseil départemental de Thiès n’excluent pas de s’allier avec des non-inscrits, plus proches de l’opposition que du pouvoir. A défaut, entre la guerre Fada-Oumar Sarr pour le contrôle du seul groupe de l’opposition, Thierno Bocoum et Cie se verraient bien dans un rôle d’observateurs intéressés. Il sera question de négocier avec l’un ou l’autre camp du Pds, en cas de fissure comme le suggèrent des caciques libéraux.

Pour l’heure, Rewmi guette les dissidences et laisse le temps décider d’ici au matin du 13 octobre.
«Tout est possible», soupire un proche de Idrissa Seck. Un Fpdr parlementaire en gestation Et c’est possible aussi qu’une éventuelle défenestration de Modou Diagne Fada de la présidence du groupe des Libéraux et démocrates redistribue les cartes. Les «réformateurs » se sont préparés à toutes les éventualités. Si Wade joue la carte Oumar Sarr et des conservateurs de son parti pour «punir» Fada et Cie, il y aura deux Pds, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’en dehors.
Le risque est gros pour le «pape du Sopi» qui pourrait pourtant faire valoir la realpolitik. Fada, Aïda Mbodj, Mamadou Hadji Cissé, Fatou Thiam pourraient ainsi démolir le groupe qui sera obligé de puiser chez les non-inscrits, probablement dans le lot de ceux qui sont dans le Fpdr ou dans la coalition en gestation : les élus de Rewmi, Decroix, les hommes de Pape Diop, ou encore ceux de Abdoulaye Baldé.

C’est une sorte de coalition à l’Assemblée nationale. Ce serait aussi des retrouvailles libérales réduites, même de circonstance. Le Quotidien a appris d’ailleurs que le Pds n’hésiterait pas à faire de Decroix son président de groupe.
Idrissa Seck avait tenté de donner au leader de Aj/Pads, la tête du groupe mort-né de Rewmi avec l’élue du Fsd/Bj. Un scénario qui avait  causé, entre autres raisons, la rébellion de Oumar Sarr qui, aujourd’hui, veut débarquer le leader de Rewmi.

Les équations Aïssata Tall Sall, Idrissa Diallo et Aminata Diallo L’augmentation du nombre de députés devant constituer un groupe à 15 avait divisé les députés socialistes qui y voyaient une façon d’empêcher leur parti d’avoir un groupe.
Pour la première fois, les pro et anti Tanor ont officialisé leurs divergences internes. Il est vrai que seuls Idrissa Diallo, Aminata Diallo et Aïssata Tall Sall se sont opposés à Cheikh Seck, membre signataire de la proposition de loi. Mais cette défiance en dit long sur le malaise profond au sein du Ps.

Y aura-t-il des surprises dans le sous-groupe socialiste et dans Bby de façon générale ?

Les rebelles vont-ils s’isoler dans le «box» des non-inscrits ? Dans tous les cas, les coulisses ont bien démarré et les renouvellements du 13 octobre pourraient offrir une autre lecture des coalitions en vue de l’élection présidentielle. Un jeu politique plus clair en tout cas.

Le Quotidien

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