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Réponse du PIT à la déclaration du Parti Communiste Français sur la situation au Sénégal

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Réponse du PIT à la déclaration du Parti Communiste Français sur la situation au Sénégal

Le PCF s’est fendu d’une déclaration qui procède d’un positionnement en faveur des  » révolutions de couleurs », de celles-là ayant conduit, entre autres, à l’exploitation du suicide par le feu d’un marchand ambulant tunisien. Pour rappel, ce fut l’élément déclencheur du « Printemps arabe » qui fit partir le Président Ben Ali et installa les  » Frères musulmans ». Depuis, la Tunisie est ingouvernable et demeure à la merci des jihadistes.

Ce « Printemps arabe » en Egypte s’est fait au profit des « Frères musulmans » qu’un coup d’Etat militaire finit par renverser, instaurant une farouche dictature pour prévenir l’avènement d’un Etat islamiste.

C’est aussi au nom de leur soutien aux  » pro démocratie » que la France et les Etats Unis ont détruit l’Etat libyen et assassiné Kadhafi.

Un haut fait d’armes dont l’une des néfastes conséquences est la déstabilisation des pays du Sahel, suite à l’acheminement, par la France, de groupes Touaregs, avec armes et bagages, au Nord Mali.

Ces groupes ont, depuis, déclenché une lutte meurtrière pour l’indépendance de leur région baptisée AZAWAD.

La même perspective et les mêmes soutiens ont conduit à la grave crise politique et sociale en Syrie donnant naissance à une longue guerre civile dans laquelle des djihadistes, aux côtés des  » pro démocratie » armés par les Etats Unis et la France, se sont attelés au renversement du régime syrien.

Ce pays n’a échappé à la déstabilisation que grâce au soutien militaire russe.

La Russie percevant dans cette guerre une mise en œuvre par les Etats unis, soutenus par la France, d’une stratégie géopolitique de reconfiguration des pays du Moyen Orient.

La voix du PCF a été, pour dire le moins, peu audible concernant les opérations de déstabilisation de ces pays par les grandes puissances occidentales au profit de leurs multinationales

A l’opposé et pour toutes ces interventions des grandes puissances occidentales, par le biais de l’instrumentalisation des « pro démocratie », le Parti Communiste Français s’est signalé par des critiques acerbes contre les « dictateurs » dont les peuples étaient agressés !

Au Sénégal, de nombreux groupes activistes  » pro démocratie », à l’instar de « Y en a marre », et  » anti Français » comme celui dirigé par Guy Marius Sagna »  » FRAP- France – Dégage » cheminent à côté d’une organisation politique issue de proches de l’organisation des  » Frères musulmans » :  » PASTEF ».

Le leader de PASTEF, classé 3eme à la Présidentielle de 2019 avec 16% du suffrage exprimé a été accusé de  » viol » par une jeune femme de 20 ans qu’il avait retrouvée nuitamment dans un » Salon de beauté ».

Cet homme politique, député de son état, a, pour se protéger, politisé l’affaire et dénoncé un  » complot politique » .

Un complot ourdi par le Président MackySall pour l’empêcher de devenir le prochain Président du Sénégal en… 2024!

Le même dirigeant a appelé à la mobilisation et à la lutte contre la dictature et la violation des libertés démocratiques au Sénégal.

Et pour montrer qu’il en est bien ainsi, il a d’abord refusé de répondre à la convocation de la gendarmerie saisie par la plaignante et posé comme condition la levée préalable de son immunité parlementaire .

Par la suite, il a refusé de répondre à la convocation de la  » Commission ad hoc  » créée par l’ Assemblée nationale pour examiner la demande du garde des sceaux et, à la veille de la plénière de l’ Assemblée nationale devant examiner le rapport de la  » Commission ad hoc », le même dirigeant politique a organisé une conférence de presse pour annoncer qu’il n’acceptait pas la levée de son immunité parlementaire, qu’il n’irait pas répondre au juge d’instruction désigné à cet effet car ne lui faisant pas confiance , avant d’appeler à la «’’ résistance » et de décréter que « l’ heure de la Révolution avait sonné »!

Pour contrer un tel projet, visant clairement la déstabilisation du Sénégal par une stratégie de confrontation avec les forces de l’ordre, la police a procédé, comme dans tous les pays démocratiques face à une telle situation, à des arrestations préventives dans les rangs de PASTEF.

Des arrestations que le Parti Communiste Français dénonce dans sa déclaration du 4mars 2021 !

Le leader de PASTEF, en enclenchant sa lutte dite de défense de la démocratie et du respect des libertés démocratiques » évite de répondre à son accusatrice devant la Justice et donne une opportunité aux activistes de tenter de rééditer, au Sénégal, l’épisode du « Mouvement des Forces Vives du Mali », le M5/RFP.

Il y a cependant une différence fondamentale entre ce qui a cours au Sénégal et ce qui s’est passé au Mali.

Dans ce dernier pays, ce ne sont pas des  » Pro démocratie » qui étaient à l’œuvre mais des forces vives, mobilisées pour la démocratisation des Institutions de la République, la révision des ‘’Accords de Paix d’Alger » dont elles disaient avoir consacré la partition du Mali au profit des Indépendantistes occupant et gérant le Nord Mali avec l’appui d’une France qui a interdit à l’armée malienne de s’impliquer à ses côtés, pour la libération de cette partie Nord du pays.

La prise du pouvoir par les militaires pour hâter le départ du Président Ibrahima Boubacar Keita que réclamait le M5/RFP a été immédiatement condamné par la France et les grandes puissances occidentales mais aussi par le Parti Communiste Français.

Le PCF qui y a vu une atteinte à la Démocratie et donc exiger le retour des militaires dans leurs casernes !

Au Sénégal, le PCF condamne le gouvernement pour violation des libertés démocratiques dans un pays où se sont les activistes « pro démocratie », alliés à un parti « pro islamiste » qui sont à l’œuvre travaillant à déstabiliser le pays et à le rendre « ingouvernable » !

Leur objectif commun immédiat de soustraction du leader de Pastef des mains de la Justice instaure une grave jurisprudence qui rend sans effet la loi portant « criminalisation du viol ».

La volonté de placer le Sénégal, pays devenu « pétrolier et gazier », dans une situation de risque de prise du pouvoir par l’armée ou de risque d’attaques massives des djihadistes, qui rôdent à ses frontières et/ou de partition du pays, par une proclamation de l’Indépendance de la Casamance par les rebelles, est manifeste. D’autant que le Président de PASTEF a déclaré, publiquement, que l’offensive militaire en Casamance fait partie du » « Complot politique » ourdi par le Président Macky Sall pour l’empêcher d’être le Président du Sénégal en 2024 !

Au total cette déclaration du Parti Communiste Français, en soutien à des activistes « pro démocratie » et à leurs alliés, est, pour dire le moins, mal venue.

La situation est grave au Sénégal où, pour faire face, sont mobilisées, autour du gouvernement et des Forces de Défense et de Sécurité, des forces vives de la Nation dont certaines venant de l’opposition et de la société civile.

Il ne s’agit pas d’autre chose que de défendre les valeurs républicaines, la démocratie, la laïcité, la justice sociale, la paix et l’intégrité du territoire national.

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