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Résumé de l’actualité économique internationale du jeudi 8 janvier 2015

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LONDRES– L’euro restait en nette baisse face au dollar jeudi, toujours plombé par les inquiétudes sur la vigueur de l’économie de la zone euro au lendemain de l’annonce de la baisse des prix dans la région en décembre.
Vers 17H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,1810 dollar, contre 1,1842 dollar mercredi vers 22H00 GMT. L’euro a atteint jeudi vers 12H20 GMT 1,1754 dollar, son niveau le plus faible depuis début décembre 2005. Le devise européenne baissait face à la monnaie nippone, à 141,20 yens contre 141,70 yens mercredi.
Le dollar progressait face à la devise japonaise, à 119,56 yens contre 119,17 yens la veille.
Selon des données publiées mercredi, les prix ont baissé de 0,2% en décembre dans la zone euro sous l’effet de la chute de 6,3% des prix de l’énergie. Les économistes s’attendaient à cette baisse des prix mais anticipaient un repli de 0,1% seulement. Si cette situation se prolonge, la zone euro entrera dans une période de déflation, qu’elle avait déjà traversée entre juin et octobre 2009, en pleine crise financière.

-GENEVE-Le monde connaît une période de bouleversements, selon  Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial (WEF), dans une interview au magazine alémanique « Bilanz ». « Le monde demeure troublé, les populations cherchent de nouvelles identités et de nouvelles forces sont libérées. » Klaus Schwab explique jeudi dans la dernière livraison de « Bilanz » le choix du thème de l’édition 2015 à Davos (GR), le nouvel environnement mondial. A ses yeux, les récents référendums d’autodétermination en Ecosse ou en Catalogne (à titre consultatif) en expriment le commencement.

-PARIS-La France a emprunté 4,854 milliards d’euros à échéance 10 ans jeudi sur les marchés, à un taux historiquement bas de 0,79%, signe de l’intérêt des investisseurs pour les obligations considérées comme les plus sûres de la zone euro.
Le Trésor a au total levé 9,494 milliards à échéance 2024, 2030 et 2045, a précisé l’Agence France Trésor (AFP). Le précédent record pour un emprunt à 10 ans datait du 6 novembre 2014 avec un taux de 1,18%. La France bénéficie de conditions d’emprunt qui n’ont jamais été plus favorables, dans un contexte d’incertitude politique en Grèce et dans la perspective de la mise en place de mesures de grande ampleur par la Banque centrale européenne (BCE) qui se réunit le 22 janvier.
Ce contexte est très porteur pour les obligations souveraines de la zone euro, surtout pour les dettes des pays les plus solides, comme l’Allemagne et la France. Les taux allemands et français ne cessent d’ailleurs de toucher des plus bas historiques sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise. Le taux à 10 ans de la France a ainsi touché 0,718% le 6 janvier.
En dehors de l’échéance à 10 ans, le Trésor a emprunté 3,785 milliards d’euros à 2030 au taux de 1,30% contre 1,81% le 6 novembre 2014 et 855 millions d’euros à 2045 au taux de 1,77% contre 2,37% le 4 septembre 2014.
-YAOUNDE-Un montant total des souscriptions de l’ordre de 18,55 milliards FCFA, sur les 5 milliards FCFA annoncés et servis, a été enregistré à l’occasion de l’émission, par voie d’adjudication, des bons du Trésor assimilables (BTA) lancée mercredi par le Cameroun auprès de 13 banques et établissements financiers de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), a-t- appris jeudi auprès des services compétents du ministère des Finances.
Avec un taux pondéré de l’ordre de 2,525%, l’on note que c’est l’un des plus forts taux (371%) du montant mis en adjudication par les soumissions, enregistré dans le ce pays, à l’occasion d’un appel à l’épargne publique.
Cet appel à souscriptions fait partie d’un programme global des opérations, d’un montant de 320 milliards FCFA, prévues dans le calendrier de 2015. Dans ledit programme, les BTA représenteront 125 milliards FCFA du volume, les obligations du Trésor assimilés (OTA) s’élèveront à 100 milliards FCFA et les obligations du Trésor (OT) à 150 milliards FCFA.
En 2014, ce sont 280 milliards FCFA qui ont été mobilisés en termes d’émissions de titres publics par le Cameroun, contre 250 milliards FCFA en 2013 en dehors d’un emprunt obligataire de 180 milliards FCFA effectué en juin de cette année-là. Le pays fait régulièrement appel à l’épargne publique depuis novembre 2011 afin de financer des projets structurants dont le taux moyen de souscription, selon les Finances, atteint parfois les 500% pour certaines desdites opérations.
-NEW YORK- Wall Street a fortement monté jeudi, stimulée par la stabilisation des prix du pétrole, l’optimisme sur l’emploi américain et les espoirs sur le volontarisme des grandes banques centrales: le Dow Jones a pris 1,84%, comme le Nasdaq.
Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones a pris 323,35 points à 17.907,87 points, revenant entièrement sur sa nette baisse des toutes premières séances de l’année, et le Nasdaq, à dominante technologique, 85,72 points à 4.736,19 points.
L’indice élargi S&P 500 a lui avancé de 1,79% soit 36,24 points, à 2.062,14 points.
Dans l’ensemble, l’actualité est plutôt bonne, a résumé Hugh Johnson, président de Hugh Johnson Advisory. Le déclin des inscriptions au chômage (aux Etats-Unis), c’était une bonne nouvelle, la stabilité des prix du pétrole, c’en était une autre.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé la semaine dernière sous la barre des 300.000, selon un chiffre publié dans la matinée, tandis que les cours du pétrole côté à New York ont fini la séance sur une petite hausse, même s’ils se maintiennent sous les 50 dollars le baril.
Pris ensemble, ces deux éléments ont permis au marché de trouver le courage d’acheter des actions et de poursuivre la hausse déjà enregistrée la veille, quand le Dow Jones avait pris 1,23%, a estimé Hugh Johnson. Déjà encouragés par la baisse persistante des inscriptions au chômage et un bon chiffre sur les créations de postes dans le secteur privé, publié mercredi par la société ADP, les investisseurs sont optimistes à la veille de la publication du rapport officiel mensuel sur l’emploi aux États-Unis, particulièrement scruté.

-OUAGADOUGOU-L’année 2015 s’annonce comme une année de grands chantiers économiques au Burkina Faso où, en plus des préoccupations liées à la lutte contre la corruption, l’égale répartition des richesses, la réduction du chômage, le financement des initiatives des jeunes et des femmes, c’est surtout la capacité du gouvernement de la transition à poursuivre et achever les grands chantiers économiques, qui sera la plus scrutée.

Il s’agit de la réhabilitation du chemin de fer Ouagadougou-Kaya-Tambao, en vue d’exploiter le manganèse de Tambao, la mise en place du Pôle de croissance du Sahel (PCS), de la grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, la mobilisation des concours extérieurs pour le financement de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd 2011-2015) et l’élaboration de son second cycle.
La Banque africaine de développement(BAD) s’est déjà engagée à octroyer 40 milliards de francs CFA au pays, dans le cadre de son programme de coopération, afin d’appuyer les différentes initiatives de développement.
Les challenges du secteur minier (qui constitue 20 % des recettes fiscales du pays) constitueront l’une des priorités. Quatrième pays minier africain (derrière l’Afrique du sud, le Ghana et le Mali), le Burkina a enregistré en 2014, 986 autorisations et titres miniers valides, 8 mines industrielles d’or en production, une mine de zinc et de nombreux projets de recherche géologique et minière prometteurs.
-NEW YORK- Les cours du pétrole ont fini tout juste au-dessus de l’équilibre jeudi, une baisse inattendue des stocks aux Etats-Unis ne parvenant que partiellement à apaiser des craintes persistantes sur une surabondance de l’offre pétrolière.
Le prix du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février a avancé de 14 cents à 48,79 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Après un tout début de séance dans le vert, les cours du pétrole ont rapidement adopté un ton plus hésitant, oscillant autour de l’équilibre. Il semble qu’il soit de plus en plus difficile de briser la tendance baissière sur les prix quand les fondamentaux — c’est-à-dire les dynamiques entre l’offre et la demande — restent aussi mauvais pour le marché, a commenté Phil Flynn, de Price Futures Group.
Les prix de la référence américaine de brut avaient été soutenus en cours d’échanges électroniques et dans les premières minutes d’échanges par la baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis, annoncée la veille par le Département américain de l’Energie (DoE). Les réserves de brut ont reculé de 3,1 millions de barils lors de la semaine achevée le 2 janvier, s’ajoutant à une diminution de 1,8 million de barils observée la semaine précédente.

ABIDJAN-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM basée à Abidjan) a clôturé sa séance du jeudi 8 janvier 2015 en baisse par rapport à la séance précédente. L’indice BRVM 10 est passé de 260,94 à 260,22 points, soit un repli de 0,28%. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a cédé 0,42% à 252,40 points contre 253,46 précédemment.

La valeur des transactions s’est établie à 838,50 millions de FCFA contre 1,40 milliard de FCFA, mercredi. La capitalisation boursière du marché des actions se chiffre à 6180,69 milliards de FCFA, celle du marché obligataire s’élèvant à 1 140,32 milliards de FCFA.

Le titre le plus actif en volume est Ecobank Transnational Incorporated TG avec 51 725 actions échangées. Le titre le plus actif en valeur est SONATEL SN avec 513,61 millions de FCFA de transactions.

-PARIS- Les Bourses européennes se sont envolées jeudi, gagnées par une vague d’optimisme sur une action très prochaine de la BCE et encouragées par Wall Street.
Les investisseurs espèrent un geste fort de la Banque centrale européenne (BCE) lors de réunion du 22 janvier pour lutter contre les risques de déflation.
« Le marché intègre vraiment une action rapide de la part de la BCE, avec un programme de rachat d’actifs passant par des dettes souveraines », a souligné Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.
Ces espoirs ont été encouragés par la publication récente d’un chiffre d’inflation très faible et alimentés par une lettre de Mario Draghi à un député européen, où il indique que le rachat de dettes publiques fait partie des mesures possibles.
-ATHENES-Les trois quarts des Grecs veulent rester « à tout prix » dans la zone euro, selon un sondage publié jeudi dans la presse hellénique. Ces résultats interviennent à moins de trois semaines des législatives où la sortie de la monnaie unique fait l’objet de nombreux débats.
Selon une enquête de l’institut GPO, 75,7% des personnes interrogées ont répondu « oui » ou « plutôt oui » à la question de savoir si la Grèce devait rester « à tout prix dans la zone euro ». Les « non » et « plutôt non » rassemblent 22,3% des sondés.
Ce résultat est dans la ligne des précédents sondages, qui ont montré une volonté de la population de rester dans l’euro. Et cela même au pic de la crise de la dette, il y a deux ans. Le peuple grec affirme par là son attachement à la zone euro, malgré les politiques d’austérité drastiques imposées au pays, depuis le début de la crise en 2010.

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