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Ronald Dellums tacle Macky Sall et invite l’Oncle Sam à freiner ses dérives

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Il vient s’ajouter à la longue liste d’avocats de l’ancien ministre d’Etat sous le défunt régime de son père. Lui, c’est Karim Wade dont Ronald Dellums, membre du Congrès américain, réclame la libération.

Ce dernier a invité les Etats-Unis, son pays, à freiner le Président Macky Sall. En plus d’être très remonté contre l’affaire Karim Wade et le reniement du Président sénégalais, Ronald Dellums constate un recul démocratique au Sénégal, «Malheureusement, bien des changements ont eu lieu au cours de ces dernières années, affichant un recul dans ce pays jadis considéré comme le fleuron de la démocratie en Afrique.

Lorsque le parti opposant, le Pds, a désigné Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade comme son candidat aux prochaines élections présidentielles, le Président Macky Sall a tout simplement arrêté Karim Wade et l’a jeté en Prison. Il a ensuite ressuscité par décret présidentiel une juridiction spéciale depuis bien longtemps abrogée et n’ayant instruit le moindre cas depuis 30 ans.
Cette juridiction spéciale, nouvellement établie a condamné M. Karim Wade à 6 ans de prison et à ce jour ce dernier se trouve en détention », a pesté le membre du Congrès américain, repris par le journal Walfadjri.

Poursuivant sa plaidoirie, Ronald Dellums en rajoute cette couche : «en Avril 2015, le Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire a considéré que l’arrestation de Karim Wade est arbitraire. Et que sa détention est en violation du droit international. Le mois dernier le groupe de travail a réitéré sa requête et appelé le régime du président Sall à libérer Karim Wade et à respecter le droit international».

Mais tout laisse croire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de Ronald Dellums constitue le reniement du Chef de l’Etat, au sujet de la réduction de la durée de son mandat de sept à cinq ans. «La semaine dernière, ce dérapage s’est accentué, lorsque le Président Sall a renié l’engagement qu’il a fait de réduire la durée de son mandat. A la place d’élections devant se tenir l’année prochaine en fonction de l’engagement pris de porter le mandat en cours à 5 ans, le Président Sall s’est prononcé pour rester en poste jusqu’en 2019, en basant sa décision sur, dit-il, l’avis, qui n’est rien d’autre qu’un avis, du Conseil constitutionnel, qu’il a lui-même sollicité», dénonce l’Américain.

Suffisant pour que ce membre du Congrès américain demande à l’Administration Obama de freiner ces dérives: « Face au réel progrès de la démocratie affichée en Guinée et au Nigéria, il est bien inquiétant d’assister à ce qui semble être une régression des alliés des Etats-Unis et des démocraties les plus fortes d’Afrique. C’est que les conséquences du recul démocratique au Sénégal peuvent être désastreuses pour la région toute entière”, relève Ronald Dellums.

C’est pourquoi, estime-t-il : “il est impératif que les Usa mettent un frein à une telle dérive avant qu’elle ne se propage et ne devienne incontrôlable. Il faut que les Etats Unis exigent que le Président Sall honore la demande du groupe de travail des Nations unies et libère Karim Wade son adversaire politique et qu’il respecte son engagement de limiter son mandat présidentiel à 5 ans », réclame-t-il.

Actusen.com

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