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Rph : PSE, Sonatel et rien d’autre

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L’actualité économique du Sénégal a été dominée la semaine écoulée par deux grands sujets : le PSE et la passe d’armes entre la Sonatel et plusieurs acteurs des télécoms.

Le président de la République, Macky Sall a indiqué à Diamniadio qu’avec les taux de croissance actuels qui se situent entre 4 et plus de 5 %, le Sénégal se rapproche des taux de croissance dont son économie a besoin pour la réalisation des objectifs du Plan Sénégal Émergent (PSE). « Le Sénégal est passé d’un taux de croissance d’un plus de 1 % à un taux de plus de 4% avec une projection de plus de 5 %. Avec ses taux, le Sénégal se rapproche des objectifs du PSE en matière de croissance qui se situent entre 7 et 8 % », a relevé Macky Sall à l’occasion de la réunion de partage des résultats du PSE, annonce Rewmi.com. Des déclarations reprises par l’ensemble de la presse à l’image du Walf-Groupe.sn qui insiste sur les taux donnés par le chef de l’État. Toutefois, les quotidiens n’ont pas manqué de relever la main tendue du locataire du Palais envers le Secteur privé national. En effet, selon Sudonline.sn le président de la République a réitéré son appel au secteur privé à s’impliquer dans la mise en œuvre des différents projets du plan Sénégal Émergent (Pse). Pour lui, sans l’accompagnement des investisseurs privés, il serait difficile d’atteindre les objectifs du Pse. Un appel du pied que Mbagnick Diop, président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) a accueilli avec satisfaction. Il a fait savoir selon Lequotidien.sn et Lesoleil.sn que le secteur privé est prêt à accompagner le gouvernement dans cette mission. « Le président de la République a compris qu’il fallait mettre le secteur privé au cœur du Pse. En contrepartie, le secteur privé s’engage à accompagner le plan Sénégal Émergent ».

Toujours lors de cette manifestation, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, a dépeint à en croire Lequotidien.sn une situation monétaire reluisante au Sénégal, contrairement à certains Sénégalais qui disent que l’argent ne circule pas. Dans sa présentation sur la situation économique, Amadou Ba a indiqué que la situation monétaire est « marquée par une hausse des avoirs extérieurs nets de 219,6 milliards, un accroissement des crédits à l’économie de 6,4%, soit environ 153,5 milliards de francs Cfa. En contrepartie, la masse monétaire a progressé de 11,4%, reflétée par l’augmentation de la circulation fiduciaire de 65 milliards et des dépôts de 292 milliards de francs CFA». En effet explique le ministre, « la circulation fiduciaire est passée de 585 milliards en 2012 à 620 milliards en 2013 et 685 milliards en 2014. Cette évolution notée malgré les mesures prises par les autorités monétaires pour renforcer la bancarisation, illustre l’accroissement de la monnaie en circulation contrairement à une certaine idée répandue ». Après cette envolée, il est parti signer une convention avec la BID avant de rappeler que cette dernière, soutien  de la première heure du Pse, a, trois mois après la réunion du groupe consultatif de Paris en février 2014, honoré ses engagements, à hauteur de 30%, avec la signature de plusieurs accords de financement. « Au stade actuel, un an après, le Groupe de la Bid a concrétisé 38 % de ses engagements », précisera M. Ba. Rewmi.com.

Hausse ou pas: Qui croire?

Il s’est passé durant cette semaine une histoire peu banale dans une république aussi bien organisée que le Sénégal. Une succession de communiqués, démentis et autres précisions qui ont fini par brouiller plus qu’éclairer les Sénégalais. En effet, C’est le ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane qui a allumé la première mèche à travers un entretien accordé au quotidien L’Observateur et dans lequel il a fait part de l’option de l’Etat « de s’attacher les services d’un cabinet d’expertise international les jours à venir », après la fin de la phase test, précisant qu’un appel d’offres « sera lancé pour accompagner l’Etat dans l’exploitation de cette licence ». De façon globale, « les opérateurs ont fait des offres qui tournent autour de 26 milliards de F CFA. Et cela nous parait insuffisant, mais l’étude nous permettra d’avoir tous les éléments nécessaires pour voir la meilleure option », dit-il à Aps.sn. Une sortie qui n’a pas été du goût des cadres de la Sonatel qui a à leur tour répondu par une conférence de presse. Ils y ont indiqué selon Dakaractu.com que concernant l’attribution de la Licence 4G, le ministre des télécommunications Yaya Abdoul Kane « n’a fait qu’inventer ». « L’Amicale des Cadres de la Sonatel (ACSON) dénonce les affirmations du ministre, le sociologue Yaya Abdoul Kane. Ces affirmations sont contraires à la vérité. Après vérification auprès de la Direction générale, nous sommes en mesure d’apporter ces précisions. Nous aimerions savoir où est-ce que le ministre a trouvé ce chiffre-là ?», ont-ils lancé.

Concernant l’autre front sur lequel la Sonatel a été égratignée, elle a aussi apporté des précisions. D’après cette fois-ci, un communiqué signé par son directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures, Abdou Karim Mbengue, et qui « dément formellement la prétendue augmentation des tarifs des clients finaux dans les pays de la sous-région et de la diaspora de manière générale ». Dans les colonnes de Lesoleil.sn l’opérateur indique que le repositionnement opéré sur les tarifs de reversement sur le mobile ne concerne que les opérateurs et n’entraîne aucune augmentation des coûts à l’international chez les clients finaux.

Mais pourtant, le Groupe Futurs Médias est revenu à la charge en publiant sur site Gfm.sn un document qui indique que les tarifs de certains opérateurs de téléphonie comme Orange ont bel et bien augmenté leur prix.

Pour en terminer avec la Sonatel, Lequotidien.sn affirme qu’elle est, pour beaucoup, responsable de la perte d’autorité de l’Artp qui a vu l’essentiel des charges qui devaient lui revenir, en particulier les dossiers stratégiques de la 4G et de la transition de l’analogie au numérique, arrachés. D’où la question de savoir à quoi sert encore l’Artp?

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