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Santé de la mère et de l’enfant: Aucun pays de la sous-région n’a atteint les objectifs

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Dans la lutte contre la mortalité de la mère et de l’enfant, aucun pays de la sous-région n’a réussi à atteindre les résultats escomptés. Dans ce sens, un atelier de validation de la situation de l’utilisation des évidences de recherche en santé de la mère et de l’enfant organisé à Dakar.

Chaque jour, des femmes meurent en donnant la vie. Des enfants aussi décèdent. Pour lutter contre cette mortalité maternelle et infanto-juvénile, l’Organisation Ouest Africaine de la santé (OAS) a initié de nombreuses recherches qui sont en train de donner les résultats escomptés. En effet, le constat fait est qu’aujourd’hui aucun pays de la sous-région n’a atteint les objectifs du millénaire pour le développement en santé de la mère et de l’enfant. ‘’Le plan stratégique 2016-2020 que nous avons au niveau de l’OAS donne une grande partie à la notion de recherche. Avec tout cela, nous allons améliorer quelque chose pour qu’en 2020, lorsqu’on va refaire le plan de notre sous-région, les résultats seront meilleurs’’, a soutenu Dr Laurent Assogba, Directeur général adjoint de l’OAS, au cours d’un atelier régional de validation de l’analyse de la situation sur le transit des connaissances et l’utilisation des évidences en santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant dans l’espace de la CEDEAO.

Docteur Assogba constate que, dans l’espace, la recherche est le parent pauvre. Pour relever le défi, il faut nécessairement l’appui des autorités. ‘’Nous avons demandé à ce qu’au niveau de la sous-région, les Etats puissent mettre la main à la poche. C’est une question de volonté politique. N’importe quel chef d’Etat de la sous-région peut le faire. Nous sollicitons Macky Sall pour qu’il demande à ses pairs de faire de la recherche une priorité dans notre sous-région’’. Selon le médecin, tout ce qui constitue un frein à une meilleure santé est une préoccupation. ‘’Nous avons fait beaucoup d’exercices. Actuellement, nous sommes ici pour partager tout ce qu’on a eu comme connaissances pour essayer de voir ce que nous pouvons appliquer dans les pays, afin que la santé de la mère et de l’enfant soit une réussite et que nous n’ayons plus de décès’’, informe-t-il.

En écho à ce plaidoyer, le directeur général de la Santé, Pape Amadou Diack, a demandé un financement plus accru de la recherche. ‘’Il y a un plaidoyer en cours, il doit être porté par l’OAS au niveau de la sous-région. Mais il doit se développer au niveau de tous les pays. Tout le monde est conscient de cela, puisque la recherche détermine les stratégies en matière de politique de Santé’’. Il a ajouté que l’objectif des autorités est de faire en sorte que, dans le cadre du partenariat public-privé, de la mobilisation des ressources étatiques et l’implication de différents partenaires, que les ressources suffisantes soient disponibles. ‘’Les résultats de la recherche nous permettent de mieux protéger le groupe mère-enfant ’’, informe M. Diack.

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