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Sénégal : Le coronavirus dicte sa loi

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Ca y est!

Le coronavirus a fini de conquérir le monde entier.

Il a percé les frontières pour atterrir en Afrique.

Une véritable « Djihad » s’impose aujourd’hui dans notre continent, particulièrement au Sénégal, afin de relever le défi de la souveraineté de notre santé.

Pour éradiquer ce fléau, il faut un objectif d’une grande offensive par la population qui doit assurer un grand coup d’envoi pour une grande bataille nécessitant la prévention, la sensibilisation, le courage et la foi de tout un peuple dans ses diverses composantes.

Un tel objectif national se justifie amplement lorsqu’on sait que le Sénégal présente jusque-là des statistiques acceptables.

Pour relever le premier défi, avec la montée des cas et surtout ceux-là dits communautaires, qui est d’abord celui de l’urgence, il est évident qu’il faut respecter les consignes des médecins et diminuer certaines sorties non essentielles.

Et dans cette épidémie, tout indique que ce sont bien les enfants qui en sont d’abord les premières victimes.

Par exemple en banlieue, cet enfant ou cet adolescent encore mineur, chassé d’un logement trop étroit, vit et joue dans la rue sans aucune surveillance, exposé directement au virus.

A cela s’ajoute le chômage et la perte de emploi ; ce qui ne favorise guère le confinement, car à la quête de la dépense quotidienne.

De plus, le moment est venu pour notre pays de s’attaquer vigoureusement au Covid 19, au plan médical, lorsqu’on sait que nous disposons de bons médecins, dotés d’un sens élevé de patriotisme.

Les actions de l’Etat pour la lutte contre la pandémie sont plus que visibles.

C’est l’ensemble de ces possibilités qui constitue le socle d’une bonne politique de maitrise dans la lutte contre ce nouveau fléau.

Pour cette raison, le moment n’est-il pas venu pour le confinement total ?

C’est simplement une question d’homme, de méthode et de volonté politique, en vue d’accélérer la marche vers cet objectif.

Pour la réussite de cette bataille, il faudra que l’Etat prenne de nouvelles dispositions pour les jours à venir en mettant l’accent sur un certain nombre de piliers incontournables.

Pour cela il faut réinventer le comportement classique de la population.

Cette réinvention de comportement doit impliquer une action soutenue, une éducation intelligente pour une maitrise de ce virus, dans une dynamique de la technologie endogène et grâce à la démocratisation de la médecine, ainsi qu’une identité culturelle plus intensément vécus.

Moussa Ba journaliste

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