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Serigne Khadim Mbacké « Abass » Tant que nous serons pauvres, nous resterons sous le joug de l’Occident

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L’Occident n’a jamais voulu que les autres cultures gardent leur singularité.

C’est pourquoi il a toujours voulu imposer sa vision du monde et son mode de vie aux autres. Les peuples ont chacun son mode de vie.

Cette différence ne repose que sur la culture ; car c’est dans l’optique de celle-ci qu’ils voient les choses différemment.

Les faits sociaux sont aussi légitimés par la culture.

En effet, un fait social peut être considéré par une culture comme une normalité.

Ce même fait social peut être vu dans une autre culture comme une anormalité.

Par exemple, la culture française voit la peine de mort comme une barbarie alors qu’aux États-Unis elle est perçue comme une équité judiciaire.

Et pourtant ces deux pays sont très proches l’un de l’autre sur le plan civilisationnel.

Par conséquent, le débat sur le LGBT se range dans cette logique.

Certes, les sociétés occidentales pourraient avoir le droit de l’accepter, mais, en aucune manière, ils n’ont pas le droit de l’imposer aux autres.

D’autant plus que chaque peuple a le droit de garder son altérité.

Mais du fait qu’elles pensent détenir la civilisation supérieure, elles pensent avoir le privilège d’imposer leurs mœurs aux autres tout en reléguant celles des autres au placard du barbarisme.

Cette attitude méprisante vis-à-vis des autres nations était déjà dénoncée par Montesquieu dans les lettres persanes.

Quant à nous, Sénégalais, en tant que nation souveraine, nous ne serions pas nous souciés de ce que l’Occident pense de nous si nous ne leur tendions pas la main.

En effet, la dette, qui est un moyen de chantage, est un levier sur lequel il s’appuie pour nous faire chanter.

John Adams, qui voulait faire éviter cette situation aux États-Unis vis-à-vis de l’Angleterre avertissait ainsi l’Amérique : « il y a deux manières d’asservir une nation l’une par l’épée et l’autre par la dette. »

À cause de notre dette exponentielle, nos institutions, qui auraient dû délibérer selon notre volonté, sont sous l’influence étrangère.

Et pourtant, Cheikh Ahmadou Bamba nous avait déjà montré que seul le travail mène à la liberté.

Le Cheikh nous avait conseillé de conjuguer nos forces pour faire face aux défis socioéconomiques auxquels nous devons faire face.

Donc, travaillons pour ne plus être dépendants du Fonds Monétaire et de la Banque Mondiale qui sont les bras armés financiers de l’Occident, qui leur permettent de mieux nous dominer et, par conséquent, de nous dicter leur volonté.

Par Khadim Mbacké-Abass.

 

 

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