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Une stratégie régionale de plaidoyer pour l’accès des femmes au foncier en gestation

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Des organisations de la société civile ont démarré, mardi à Dakar, une rencontre d’échanges pour la mise en place d’une stratégie régionale de plaidoyer pour surmonter les limites « persistantes » à l’accès des femmes au foncier, a constaté l’APS.

Cet atelier de trois jours ouvert à Dakar regroupe une cinquantaine de personnes dont des femmes membres du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et des responsables du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR).

Il s’agira ici d’échanger et de réfléchir sur les stratégies qui peuvent aider à « lever les contraintes liées à l’accès des femmes au foncier », a souligné la secrétaire générale du collège des femmes du CNCR, Oumou Khaïry Diallo.

« Car même si au Sénégal des combats ont pu être gagnés, il reste du chemin à faire », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « le collège des femmes qui a constaté qu’une majorité de femmes n’accèdent pas librement à la terre compte combattre ce fléau socio-culture et lever les contraintes d’ordre social, religieux, culturel et juridique avec l’appui des politiques ».

« Nous comptons mener ce plaidoyer jusqu’au plus haut niveau car nous ne nous limiterons pas seulement au Sénégal et à la sous-région, mais nous irons à l’international, car nos soeurs agricultrices asiatiques vivent les mêmes problèmes que nous », a soutenu Mme Diallo.

Fouleymatou Camara Konté présidente de la Fédération des organisations paysannes de la Basse-Guinée et présidente collège des femmes du ROPPA a, pour sa part, pointé du doigt un « tabou à combattre à travers l’élaboration d’une stratégie régionale de plaidoyer ».

Il s’agit également d’assurer un suivi des plaidoyers, a dit Mme Konté que a estimé que « 53% des femmes actives dans le secteur de l’agriculture ont des difficultés pour accéder aux facteurs de production et de leur développement économique des femmes ».

Fouleymatou Camara Konté a, par ailleurs, regretté que « les femmes ne soient pas associées par les États, dans l’élaboration des règlements juridiques liés au foncier ».

Selon un document explicatif, le rôle traditionnel des femmes dans les activités agricoles avec des droits et des obligations différents de ceux des hommes reflète les différences sexuelles, les normes sociales, les règles religieuses et les coutumes qui régissent la division du travail et des terres, ainsi que la répartition des revenus issus des divers types de production.

Sur le plan foncier en Afrique subsaharienne, une étude de ONU Femmes faite en 2012 renseigne que les femmes comptent pour 15% en moyenne de l’effectif total des propriétaires fonciers.

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