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Véhicules à importer : Les concessionnaires espèrent une réduction de l’âge.

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En Avril 2012, le Gouvernement du Sénégal sortait un décret qui faisait passer l’âge des véhicules à importer de 5 à 8 ans, une mesure diversement appréciée.

Véhicules à importer : Les concessionnaires espèrent une réduction de l’âge | RÉUSSIR Business

Deux ans après, la mesure est encore restée au travers de la gorge des concessionnaires. Le Directeur Général de Ford au Sénégal a profité de la visite du directeur de Ford pour l’Afrique subsaharienne et australe, Jeffery Nemeth, pour en dire encore plus.

«Nous avons dit et répété que cette mesure de hausse de l’âge des véhicules à importer n’était pas une bonne décision pour plusieurs raisons », a-t-il argué.

Selon lui, il fallait à défaut de la diminuer encore, la laisser à 5 ans. «Aujourd’hui on parle de pollution, de protection de l’environnement, il faudrait penser à rajeunir le parc automobile. Mais nous continuons de porter le combat, il faut protéger les concessionnaires afin qu’ils puissent crée des emplois », dit-il.

Par ailleurs, M. Jeffery Nemeth a annoncé que la stratégie, définie par le groupe à l’horizon 2020, permettra de doper les activités de 30%. Ce qui passe par, dans les prochains mois, la mise en vente de la marque américaine, la mythique Ford Mustang qui fête ses 50 années en 2015.

A l’heure où les voitures électriques continuent de faire leur bonhomme de chemin, M. Nemeth estime que c’est à relativiser. Il précise que les ventes de véhicules électriques de Ford ne représentent que 2% des ventes. « Plutôt que de développer des voitures alimentées par les énergies renouvelables, nous voulons privilégier des voitures à consommation réduite de carburant équipées de moteurs EcoBoost. Nous avons décidé de commercialiser des voitures à économie de carburant tout en faisant en sorte de les rendre accessibles au plus grand nombre de personnes. La part occupée par les voitures électriques était si petite que nous avons choisi plutôt de démocratiser l’accès à des voitures équipées de technologies puissantes, mais économes en carburant», a-t-il souligné.

Interpellé sur la possibilité de voir des voitures assemblées en Afrique, même s’il ne l’exclut pas, le DG estime que Ford a déjà installé des sites d’assemblage en Afrique du Sud, mais la réalité c’est qu’il n’y a pas de zone de libre-échange. «Le marché ouest-africain compte 300 millions de personnes, si nous arrivons à abolir les frontières, cela peut favoriser l’industrialisation. Parce que, ce qui limite les marchés actuellement, c’est leur fragmentation», reconnaît-il.

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