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Vendredi, samedi, jours de tous les dangers à Dakar, les mosquées sous surveillance

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Plusieurs mouvements sociaux conviennent les croyants Sénégalais à battre le macadam, vendredi et samedi, dans les villes de Dakar, Ziguinchor et Bignona, pour protester contre l’hebdomadaire «Charlie». Plusieurs gouvernements africains, dont celui du Sénégal, ont renforcé la sécurité dans les lieux de cultes, mais aussi partout où se trouvent des intérêts Français. C’est le cas à Dakar, où mosquées et lieux de haute affluence sont sous contrôle de la police et de la gendarmerie.

L’affaire Charlie Hebdo prend une autre tournure. Désormais, tous les vendredis, plusieurs pays protestent contre les intérêts Français. Et, les Français n’en peuvent plus de souffrir de voir leur drapeau brûlé. Le président François Hollande a demandé aux Chefs d’Etats de ces pays d’y faire régner l’ordre : «on n’en a pas terminé avec ces comportements-là, et il faudra les punir. Quand ils se passent en France, c’est intolérable, de même qu’à l’étranger.» Au Sénégal où le drapeau Français a été brûlé, le gouvernement a pris les devants, depuis hier après-midi.

Le niveau sécurité augmenté
En effet, la présidence de la République, la grande mosquée de Dakar, l’Ambassade de France, le centre culturel français et les avenues y menant sont sous haute surveillance policière, sans compte compter la mise en contribution des unités de la gendarmerie. Au total, un millier de forces de l’ordre sont en état d’alerte. De plus, certaines autorités religieuses sont sur écoute depuis le début de la semaine, de même que des leaders d’opinion et des journalistes supposés proches des mouvements sociaux. Selon nos sources, les autorités étatiques sont informées que les manifestants avaient comme cible l’ambassade et des intérêts français. Aussi, ordre a-t-il été donné aux policiers de disperser tout rassemblement après la prière du vendredi, mais aussi d’éviter que le drapeau français soit réduit en cendre.

Des manifestants déterminés
Le président du mouvement Dooley Yaakaar, Mansour Ndiaye, semble ne pas craindre ces mesures. «Nous demandons à tous les croyants de venir manifester le vendredi 23 janvier 2015, à l’Institut Islamique de Dakar, à partir de 15 h, où un vaste rassemblement aura lieu sous le signe ‘’Respecte ma foi’’. En cela, nous tenons, à nouveau, à dénoncer vigoureusement, au nom de tous les Sénégalais, les caricatures sur le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui) qui ne visent qu’à attiser la haine et la colère, et à mobiliser les dirigeants africains sur les questions qui minent la stabilité de nos Etats (Boko Haram par exemple) pour donner une réponse politique vigoureuse et efficace», persiste M. Ndiaye.
Toujours est-il que le dispositif de sécurité sera maintenu le lendemain, dimanche, du côté du boulevard du Centenaire où une autre manifestation est prévue, toujours contre le canard satirique et le comportement des journalistes de Charlie Hebdo, accusés de persister dans la caricature du Prophète Mohamed (Psl), exigeant du chef de l’Etat des excuses publiques, suite à sa participation à la marche aux côtés des autorités françaises. Le Président sénégalais dont la participation à la marche dite républicaine de Paris a soulevé l’ire de sa population, a déjà renforcé sa sécurité, avec l’affectation d’une dizaine d’éléments du Gign et de la Bip, depuis  son retour de Cotonou.

Ibrahima Khalil DIEME

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