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Papa Kkaly Niang : ’’Le port d’arme non létale par les ASP est en cours de réflexion’’

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L’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP) a engagé une réflexion autour de l’autorisation du port d’arme non létale par ses agents dans le cadre de leur service de maintien d’ordre, a indiqué lundi son directeur, Papa Khaly Niang, expliquant, que c’est pour leur permettre de disposer  »d’un bâton de protection ».

 »Pour le moment, il est question au sein de l’Agence de penser aux armes non létales, dont à titre d’exemple, le bâton de protection’’, a-t-il dit, au terme d’un Comité régional de développement (CRD) sur la sécurité de proximité présidé par le gouverneur, Lamine Sagna.

Il a expliqué que le choix porté sur une arme non létale comme le bâton, est du simplement à des ‘’contraintes d’ordre économiques’’. ‘’Mais, a-t-il indiqué, rien n’exclut que les ASP puissent porter d’autres prototypes d’armes non létales dans le cadre de leur travail’’.

Sur le port d’armes à feu, M. Niang a déclaré:  »On autorise à un agent privé de sécurité de détenir une arme. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas ne pas l’admettre pour un ASP ?’’.

 »Mais dans tous les cas le débat, à ce niveau, ne s’est pas encore posé au Sénégal et j’ai toujours dit que l’armement ne devrait pas être automatique pour plusieurs raisons’’, a-t-il expliqué.

Selon lui, pour détenir une arme,  »il faut élucider l’aptitude psychologique, avoir une formation correspondante et il y a aussi les paramètres sociologiques ».

‘’Ce sont tous ces facteurs qui déterminent le port ou la détention d’une arme. Mais si la personne ne réunit pas tous ces éléments préalables, il ne sert à rien de d’utiliser, une arme’’, a-t-il rappelé, ajoutant que l’arme n’est pas un outil de travail.  »Elle sert juste à accompagner l’agent en cas de légitime défense’’.

Par contre, il a souligné les ASP détachés auprès de la gendarmerie ou de la police et qui ont fait le service militaire sont utilisés dans des secteurs sensibles.

 »A ce niveau, dit-il, avec une formation et une concertation, on pourrait tendre vers cela (autorisation de port d’armes) mais pour le moment ce n’est pas le cas’’.

 »Dans l’avenir on pourrait pousser la réflexion dans ce sens mais en tous cas je suis contre d’un armement généralisé’’, a-t-il encore souligné, expliquant, que faire de la sécurité de proximité,  »c’est travailler avec la dissuasion, par l’alerte, le renseignement et le secours ».

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