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L’année hi-tech 2014

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HITECH-LERLU.COM_-620x400Quelles ont été les tendances, les produits, les innovations qui ont marqué l’année qui s’achève ?
01net.com vous propose de finir 2014 en beauté en revenant sur tout ce qui a fait l’année techno. Bonnes fêtes de fin d’année !

Douze mois, c’est long, surtout dans la dernière ligne droite quand les choses s’accélèrent alors qu’on essaie de regarder par dessus son épaule pour faire le point. Et justement, c’est ce que nous essayons de faire, le point. En l’occurrence, il y en a vingt, pour être précis. Vingt points qui ont marqué l’année 2014 et ont dessiné les grandes lignes de l’actualité et les tendances qui auront assurément des répercussions en 2015. Evidemment, retenir 20 faits d’actualité quand chaque jour en regorge, c’est forcément laisser de côté quelques événements et points marquants. Si vous voulez la version courte, lisez notre bilan de 2014 avant de plonger tête la première dans l’inconnu 2015. Si vous voulez la version longue, lisez-nous tous les jours… On sera encore là l’année prochaine…

Le big bang des télécoms françaises a connu sa première opération d’envergure. A l’issue d’une bataille homérique avec Bouygues, qui a fait monter les enchères, le cablo-opérateur a dû débourser 13,366 milliards d’euros pour acquérir SFR. Il met la main sur les 21,4 millions de clients mobiles, les 5,3 millions d’abonnés fixes haut débit et le réseau télécoms national de l’ex-filiale de Vivendi. Ce dernier garde 20 % dans le nouvel ensemble. L’acquisition a été validée fin octobre 2014 par le gendarme de la concurrence. Une nouvelle direction a pris le pouvoir à la tête du nouvel opérateur.
Après plus d’une décennie de bons et loyaux services, Windows XP a enfin été débranché : Microsoft a arrêté le support du vénérable OS en avril. Pour consoler ses fans, ainsi que se rabibocher avec les déçus de Windows 8, l’éditeur de Redmond a également présenté un nouveau système cette année : Windows 10 (et pas 9, à la surprise générale !). L’idée : prendre le meilleur de Windows 7 et de Windows 8 et passer le tout au mixer. Lancé en version preview le premier octobre, il a déjà été téléchargé plus de 1,5 million de fois par des utilisateurs pressés de passer à autre chose.
Le leader mondial de la video on demand par abonnement s’est enfin décidé à lancer son service en France le 15 septembre dernier. Un déploiement piloté depuis les Pays-Bas, Netflix refusant d’installer un siège social dans notre pays pour payer moins d’impôts. Ce que ses rivaux français comme Canalplay considèrent comme de la concurrence déloyale.
L’arrivée de Netflix était très attendue du public. Mais pour le moment, le site n’a fait la différence ni au niveau du prix – ses forfaits se situent dans la lignée des autres offres – ni au niveau du catalogue -moins étoffé que celui proposé aux Etats-Unis-. L’Américain pourrait cependant nous surprendre avec la série Marseille, sa première production française qui sera diffusée avant la fin de l’année 2015.
Mis sous pression par Apple et sa redoutable montre invisible, les grands noms de l’industrie ont tous lancé cette année leur vision de ce que devait être une montre connectée. Et le coup d’envoi de cette course a été lancée par Google en mars avec Android Wear. Cette déclinaison « wearable » de son OS mobile doit faciliter le développement de nouvelles montres, et surtout, motiver les développeurs à s’approprier ce marché naissant. Plutôt austères au début (LG G Watch, Samsung Gear Live), les dernières montres Android Wear lancées ces derniers mois se démarquaient toutes par un look bien plus raccord avec celui des montres (Motoroloa Moto 360,LG G Watch R, Asus ZenWatch). Seule la Smartwatch 3 de Sony, sous Android Wear également, n’a pas suivi le même mouvement. Quant à Samsung, son imposante Gear S sous Tizen (un OS maison) Tizen tient plus de la démonstration technique que du véritable objet de masse.
Forcément très attendue, la montre d’Apple a finalement été dévoilée en septembre 2014 en même temps que les nouveaux iPad. Point d’iWatch, mais une Apple Watch tout simplement. Déclinée en six versions (3 finitions disponibles en deux tailles), la montre d’Apple ne sera disponible sur le marché qu’au printemps 2015. D’ici là, l’écosystème Android Wear aura encore gagné en maturité, d’autant que de nombreux nouveaux modèles sont attendus au Mobile World Congress de Barcelone tout début mars.
En 2014, nous avons assisté à une véritable avalanche de mégafailles de sécurité. Elle a été inaugurée en février par Apple et sa faille « Goto fail », où une stupide erreur de programmation a fragilisé les systèmes iOS et Mac OS X. En avril, c’est « Heartbleed » qui stresse les administrateurs web, en mettant à nues les connexions sécurisées OpenSSL. Des milliers de serveurs seront patchés dans l’urgence.  Après un été tranquille, rebelote en septembre. « Bash Shell », un interpréteur de commande ancestral, secoue le monde Linux et Mac OS X. Toutes une série de failles sont découvertes coup sur coup, regroupées sous le terme « Shellshock ». Des milliers de serveurs web reçoivent des correctifs. Mais pas question de s’endormir. En octobre, « Poodle » fragilise de nouveau les connexions SSL. Ouf, vivement 2015 !
Pour le petit monde des taxis, l’année 2014 restera celle qui a remis en question leur profession. En arrivant avec ses VTC dès janvier, Uber leur a déclaré une guerre pour laquelle ils ne s’étaient pas vraiment préparés. Ces nouveaux concurrents ont mis en place un nouveau modèle basé sur la géolocalisation, le paiement en ligne et des tarifs plus transparents. Mais, la colère des professionnels des transports, taxis ou VTC concurrents d’Uber, a explosé avec le service de covoiturage UberPop qui propose aux particuliers d’arrondir leur fin de mois en devenant des chauffeurs occasionnels. Ce service a créé une polémique mondiale. En France la justice l’a autorisé, mais le décret d’application de la loi Thévenoud le rendra illicite dès le 1er janvier. Uber n’a plus que quelques jours pour préparersa riposte qui sera vraisemblablement européenne.
L’Oculus Rift a sorti la réalité virtuelle de la stase dans laquelle elle stagnait depuis des décennies, avec une montée en puissance évidente liée au rachat de la jeune start-up par Facebook. L’annonce de l’arrivée de Sony et de Samsung sur ce marché en 2014 finisse de consacrer le potentiel de cette technologie. Qu’il s’agisse de jeux vidéo, d’e-tourisme, d’interface sociale ou de médecine, d’usages fixes ou mobiles, la réalité virtuelle prend un nouveau tournant avec ces trois acteurs. Et Microsoft pourrait entrer dans la danse en 2015.
Moins d’un an après le rachat de la division mobiles de Nokia par Microsoft, ce n’est pas sans un petit pincement au coeur que nous avons appris l’abandon de la marque par le géant de Redmond qui la remplacera par Microsoft Lumia. Nokia était présent dans les téléphones depuis la fin des années 1980 et était devenu le numéro un mondial au début des années 2000. Cela dit la marque finlandaise existe toujours. En cette fin d’année 2014, elle a présenté une tablette, la N1, et a installé son service de cartographie, Here, dans le Google Play.
A lire aussi :
Fin des mobiles Nokia : retour sur 13 téléphones cultes de la marque
, paru le 24/10/2014
A l’instar d’Apple avec Siri, de plus en plus de géants de la high-tech essayent de simplifier la vie des utilisateurs de leurs produits. Amazon a ainsi présenté Echo, un produit particulièrement astucieux. Echo est à la fois une enceinte et un assistant personnel qui répond à toutes les demandes des utilisateurs présents dans la pièce où il est installé. Il suffit de démarrer sa requête par « Alexa » et Echo obtempère. Il peut ainsi indiquer la météo, servir de réveil, ajouter des produits à la liste des courses…
Des tâches qui ne posent aucun souci à Cortana, l’assistante personnelle vocale de Microsoft, qui a fait son apparition avec Windows Phone 8.1 et qui devrait être intégrée à Windows 10 en 2015. Elle peut appeler un contact par Skype, vérifier le calendrier de la journée, y ajouter un rendez-vous… Et si l’on peut parler naturellement aussi bien à Echo qu’à Cortana, la seconde apprendra les goûts de l’utilisateur au fur et à mesure pour bien le conseiller.
Fin novembre, d’obscurs pirates baptisés « Les gardiens de la paix » s’introduisent dans le réseau informatique du studio de cinéma Sony Pictures, bloquant PC et serveurs de messagerie. Les salariés sont obligés de revenir au crayon et au papier. Peu de temps après, quantité de fichiers sensibles apparaissent sur la Toile : échanges de mail, scénarios, films inédits, feuilles de salaires, mots de passe, données personnelles, etc. Une catastrophe médiatique qui va certainement coûter des centaines de millions de dollars à l’entreprise. Le FBI accuse la Corée de Nord d’être l’instigateur de cette attaque. Le motif : empêcher la diffusion du film L’interview qui tue qui ridiculise Kim Jong-un, le « guide suprême » de la Corée du Nord. Barack Obama a promis qu’il allait « répondre » à cette attaque. C’est la cyberguerre !
Longtemps soumis à la dictature du pouce et à de « petits » écrans, le smartphone d’Apple a définitivement rejoint le reste du marché et voit grand. L’iPhone 6 et ses 4,7 pouces et l’iPhone 6 Plus (et son écran de 5,5 pouces) étaient visiblement attendus. Les modèles 2014 de l’iPhone ont établis des records de précommandes (4 millions en une journée) et de ventes : 10 millions d’unités en seulement trois jours, malgré un lancement médiatique entaché par le bendgate, qui mettait en avant une supposé trop grande fragilité de l’appareil.
Au mois de décembre 2013, Amazon créait l’événement en dévoilant son projet Prime air, un drone octocopter avec 8 moteurs capable de livrer des commandes en 30 minutes.
Google répliquait au mois d’août de cette année avec une stratégie légèrement différente. La firme a effectué cet été des expérimentations en Australie avec des livraisons de médicaments ou de nourriture dans des zones isolées et peu peuplées. L’appareil utilisé était un drone convertible mi-avion, mi-hélicoptère sans piste d’atterrissage avec un fil qui sert d’ascenseur pour livrer la charge utile.
Mais la législation n’autorise toujours pas ces petits engins commerciaux à survoler le territoire américain. Et Amazon s’impatiente, menaçant même de délocaliser ses ressources de R&D qui travaillent sur le sujet hors des Etats-Unis. Pendant ce temps-là, des outsiders comme DHL continuent leurs tests en Europe
Né au sein d’un laboratoire de Motorola, avant son rachat par Google, le Projet Ara est resté dans le giron du géant de la recherche. L’idée de créer un smartphone composé d’un squelette générique sur lequel des modules remplaçables à l’envi sont fixés est assez géniale. Destiné aux geeks, qui veulent toujours avoir le meilleur de ce qui existe, aux éco-responsables qui ne souhaitent pas changer d’appareil intégralement pour un seul module vieillissant ou qu’on préfère simplement personnaliser son téléphone à l’extrême, ce smartphone sous Android met l’impression 3D à l’honneur. Les premiers modèles arriveront en 2015.
Bouillonnant ! Voici comment l’on pourrait qualifier le marché du smartphone chinois au cours de ces 12 derniers mois. De simples industriels spécialisés dans le low cost, ils se sont mués au fil des mois en entreprises innovantes, notamment dans deux domaines qui n’étaient clairement pas leur fort jusqu’alors : le design et le marketing. Il faut dire aussi que la classe moyenne chinoise est de plus en plus exigeante, ce qui pousse les fabricants à élever leurs standards. Les nouveaux rois s’appellent Huawei, ZTE, Xiaomi, Oppo… et tous ont lancé en 2014 des appareils aux finitions absolument irréprochables, et dont l’équipement est identique à celui des barons traditionnels du secteur. Symbole de cette montée en puissance, le One du tout jeune fabricant chinois OnePlus. Le smartphone signe une fiche technique résolument haut de gamme dans un écrin soigné au millimètre, le tout pour seulement… 300 dollars. Et OnePlus s’est même offert le luxe de ne vendre son mobile que sur invitation. Un contre-pied à la production de masse à laquelle la Chine est systématiquement associée.
Cette affaire a mis les agents du FBI et les équipes d’Apple sur les traces des hackers qui ont piratés l’iCloud. Leur but était de dérober des photos intimes de dizaines de stars d’Hollywood et de les mettre en ligne. Mission accomplie. En quelques jours, ces images volées ont fait le tour de la planète, notamment sur le DarkNet ou elles étaient vendues, obligeant Apple à s’excuser face à des vedettes très énervées. Le mystère plane encore sur les auteurs de ce piratage et sur leur méthode. Ont-ils utilisé une faille, ont-ils cassé la sécurité d’iCloud ou les mots de passe des stars ne protégeaient pas assez leurs comptes ? En attendant, mieux vautsavoir protéger les données personnelles stockées sur le nuage.
Avant qu’Apple ait pu l’officialiser, la rumeur d’un rachat de Beats était confirmée par Dr Drelui-même dans une vidéo mémorable et alcoolisée. Moyennant 3 milliards de dollars, le géant de Cupertino mettait la main sur des casques « branchés » et un service de streaming reconnu mais encore jeune. Beats Music devrait à termes être intégré d’une manière ou d’une autre dans iTunes et les iPhone-iPad. Un moyen pour Apple d’étoffer sa gamme de produits et d’endiguer la baisse des ventes de musique sur son Store.
2014 a vu paraître trois changements majeurs pour les systèmes d’exploitation mobiles.Windows Phone 8.1 s’est doté de Cortana, son assistant personnel vocal intelligent, tandis qu’iOS 8 s’est musclé en introduit ses plates-formes domotiques (HomeKit) et de santé (HealthKit). Sans parler de l’arrivée de Metal, qui optimise les performances graphiques. Mais c’est Android 5.0 Lollipop qui remporte la palme de la refondation, avec une nouvelle interface graphique – Material design – splendide, de nombreuses améliorations dont la gestion améliorée de l’autonomie. Avec Lollipop, Android joue à armes égales avec iOS, et Windows Phone se rapproche…
Pour Google, les affaires vont bien. Mais ses relations avec l’Europe, et particulièrement avec le G29, fédération des CNIL européennes, restent orageuses. En plus des accusations d’abus de position dominante et d’optimisation fiscale, le groupe californien doit désormais gérer le droit à l’oubli. Cette responsabilité a été confiée par la cour de justice européenne en mai dernier. Google a dû créer un formulaire en ligne pour recevoir et étudier les demandes de déréférencements des internautes. Entre mai et décembre, 170 000 demandes sont parvenues de toute l’Europe dont 50 000 de France. Ce nouveau droit a aussi créé une polémique.Beaucoup s’inquiètent des conséquences sur le droit à s’informer ou le devoir de mémoire. Google a créé un comité d’experts pour évaluer les conséquences de cette décision. Ce groupe remettra son rapport début 2015. De son côté, le G29 demande un déréférencement mondial qui ne touchera pas seulement l’Europe, mais aussi les Etats-Unis avec le « .com ». Entre la commission européenne et le géant californien, l’année 2015 va continuer d’être sensible. Rappelons que 2014 avait mal commencé pour Google avec la condamnation par la CNIL à 150 000 euros d’amende et la publication d’un avis sur son site.
Avec iTunes et ses millions de coordonnées bancaires, Apple a su faire du m-commerce. Avec Apple Pay, il débarque dans le paiement mobile en ligne et dans les magasins physiques. Fort de Touch ID et du sans contact des iPhone 6, son service vise, dans un premier temps, le marché nord-américain.
Traumatisée par les affaires de piratage de données bancaires (Target, Home Depot), l’Amérique pourrait se laisser séduire. L’approche simple et sécurisée d’Apple a été ralliée par les banques et de grandes enseignes. En Europe, plus mature dans le paiement électronique, Apple Pay est moins attendu. Il n’y sera déployé qu’en 2015.
Après les fabricants d’objets connectés, les plus grandes entreprises de la high-tech se sont mises à convoiter les données de notre santé cette année. Bourrés de capteurs, nos smartphones servent maintenant à surveiller notre état et à mesurer notre activité physique. Apple a lancé l’application Health au mois de juin, tandis que Google a dévoilé Google Fit, une plateforme permettant à vos applications de partager les données relatives à la santé et au fitness des utilisateurs. Enfin, la division Digital Health de Samsung a présenté au mois de novembre un prototype de montre connectée baptisé Simband, censé fédérer tous les acteurs de la santé.
Mais ce n’est pas tous : les assureurs convoitent également le créneau. Axa propose de fournir le tracker d’activités Withings Pulse 02 et recueille ainsi les données récoltées. De son côté, Allianz a décidé d’offrir le détecteur de fumée Nest aux particuliers qui souscrivent un contrat d’assurance habitation. Pour le moment, il n’est pas encore question de caler le montant payé par les assurés en fonction de leurs habitudes de vie….

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